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mercredi 26 août 2009

On a déménagé !

Désormais, vous retrouverez tous nos conseils de lecture sur le site deslivres.com, sur lequel vous pouvez aussi commander les livres et vous les faire livrer à domicile !

J'en profite pour vous rappeler l'existence de la loi sur le prix unique du livre : en France, un livre est vendu au même prix, quelle que soit la librairie où vous choisissez de l'acheter. Sur deslivres.com, les livres sont donc au même prix qu'ailleurs.

Elle est pas belle la vie ?

Je vous attends !

Georges (votre libraire de quartier à domicile).

dimanche 23 août 2009

Une chambre en Hollande, de Pierre Bergounioux

J’ai lu une chambre en Hollande de Pierre Bergounioux à l’occasion d’un voyage récent à Amsterdam. C’est le premier livre que je lis de cet auteur qui a publié plus de quarante ouvrages depuis 1984. Il nous propose une épopée  historique de la France en 57 pages, laquelle trouve une issue en Descartes qui publia pour la première fois de la philosophie en langue française avec Le discours de la méthode (1637). À la fin de ce livre qui n’est autre qu’une préface à un livre plus vaste, Le monde, qu’il publiera en extrait sous le titre la Dioptrique, les Météores, la Géométrie, Descartes écrit : « Et si j’écris en français qui est la langue de mon pays, plutôt qu’en latin, qui est celle de mes précepteurs, c’est à cause que j’espère que ceux qui ne se servent que de leur raison naturelle toute pure, jugeront mieux de mes opinions, que ceux qui ne croient qu’aux livres anciens », quant aux autres qui méprisent le français, il espère qu’ils ne le liront pas. Si j’ai cité Descartes, avant de citer Bergounioux, c’est parce qu’une chambre en Hollande est un livre sur l’exil et sur la peur. C’est à Amsterdam que le philosophe a fui pour être en sécurité et c’est là qu’il affronte les forces de répressions qui l’empêchent de penser librement dans son pays. Avec Descartes, je ne peux pas m’empêcher de penser que Bergounioux essaye de nous montrer que l’exil sera peut-être une solution  prochaine pour les écrivains qui ne pourront plus écrire, ni vivre comme ils le désirent dans une France dévorée de l’intérieur par l’affairisme, le cynisme et le fascisme médiatique. Ce qui s’appelait au XVII ème siècle : l’absolutisme naissant. Il n’y a pas d’épopées objectives. Toutes les épopées depuis Brecht sont critiques, démystificatrices et contestataires. Plus que l’épopée du peuple français qui débute ici avec la fondation de la Gaule, il s’agit de l’épopée de la littérature dont Bergounioux dit que la propagation de l’écrit en Gaule, donc son entrée dans l’histoire est contemporaine de l’adoption du droit romain qui impose son diktat sur la culture celtique. Une littérature qui trouve dans l’action, via Descartes, sa vérité : « L’important, ce n’est pas ce qu’on raconte. C’est ce qu’on fait (p 55) ». Ce qui ne signifie pas qu’il y a d’un côté les artistes et de l’autre les non artistes. Bergounioux veut dire qu’un écrivain agit en racontant une histoire et que c’est cette action qui est première sur la narration, même si à la fin, certains n’en retiennent que les fables : « Il n’avait pas le temps et il en était conscient » continue Bergounioux « Mais comment réprimer le regret de le voir si concis sur l’effet que tant d’hommes rencontrés, d’événements, de pays firent sur son âme ingénue, intrépide, en ces années d’apprentissage qui le voient chevauchant en compagnie des reîtres, recherchant la société des savants, puis derechef, marchant avec les reîtres. Quel sujet d’étonnement pour nous mais pas pour lui aussi, sans doute, que le commerce alterné d’assassins professionnels, de brutes adonnées, entre les combats, au vin, à la débauche, et des rares esprits éclairés qu’on est désormais assuré de trouver, pour peu qu’on les cherche, dans les localités européennes… » (p 36). A la fin, comment ne pas voir aussi que Bergounioux parle aussi de l’Europe du début du XXI è siècle ? Si nous ne manquons pas de tragédie, ni de guerres, il faut aussi comprendre ce livre comme un processus de fabrication d’un héros ou antihéros, soit qu’on considère Descartes comme un modèle ou un excitant. Quoi qu’il en soit, l’écrivain doit être un stoïcien et quelqu’un d’engagé dans l’histoire, la sienne et celle des sociétés.


Achetez une chambre en Hollande sur deslivres.com

jeudi 30 juillet 2009

Madame Bovary sur la toile ?

Le texte, et les manuscrits de Madame Bovary, de ce cher Gustave Flaubert sont consultables en ligne.

A cette adresse: http://bovary.univ-rouen.fr/

Le mieux, c'est sans doute de le laisser présenter ça lui même :

« Quand mon roman sera fini, dans un an, je t’apporterai mon ms. [manuscrit] complet, par curiosité. Tu verras par quelle mécanique compliquée j’arrive à faire une phrase. »
Lettre de Gustave Flaubert à Louise Colet (15 avril 1852).

vendredi 24 juillet 2009

Ecriture, mémoires d'un métier, de Stephen King

Stephen King est connu mondialement pour ses romans d’horreur bestsellers et pour les films adaptés de ses livres : Shinning par Stanley Kubrick, Dead Zone par David Cronenberg ou Carrie par Brian de Palma. Lire Ecriture, mémoire d’un métier est l’occasion de découvrir l’écrivain confronté à la création littéraire.
Dans ce livre paru en France en 2001 et aux Etats-Unis en 2000, il donne des conseils au lecteur qui veut devenir écrivain, le principal étant : si vous voulez écrire beaucoup, il faut lire beaucoup. Ce qui signifie, votre vie ne suffit pas à inspirer l’écriture d’un livre, il faut aussi (et surtout) avoir le courage de passer du temps à lire les grands écrivains. Tout l’intérêt de ce livre est de décrire simplement la condition d’écrivain.
Pour lui, issu de la middle class américaine et baby boomer (j’ai fêté à ma manière ses 60 ans en 2007 à l’occasion d’une performance au 61 è Festival d’Avignon), l’enjeu est de dédramatiser le fait d’écrire. Il commence par dresser son cv sur un mode humoristique (Stephen King n’a pas besoin de faire un cv pour se présenter !) et il poursuit en intitulant un chapitre consacré aux phrases, Boîte à outils, titre inspiré de la boîte à outils de son oncle.
Cependant, ce livre est accidentellement nourri d’une tragédie qu’il nous garde pour la fin. En sept partie bien serrées, il raconte comment un Van l’a renversé alors qu’il se promenait au bord d’une route de campagne, un dimanche ensoleillé. Il échappe de peu à la mort et c’est sur un fauteuil roulant, durant l’été 1999, qu’il achève l’écriture de ce livre.
 
La conclusion est stoïcienne : « Ecrire n’a rien à voir avec gagner de l’argent, devenir célèbre, draguer les filles ou se faire des amis. En fin de compte, écrire revient à enrichir la vie de ceux qui liront vos ouvrages, mais aussi à enrichir votre propre vie. C’est se tenir debout, aller mieux, surmonter les difficultés. Et faire qu’on soit heureux ? Oui faire qu’on soit heureux. »

Retrouvez et achetez ce livre, et beaucoup d'autres dans la librairie deslivres.com


jeudi 2 juillet 2009

Le fantôme de l'opéra, tiré de Romans mystérieux de Gaston Leroux

 Le fantôme de l’opéra est paru en 1910.
C’est un roman d’enquête qui oscille entre le fantastique (il est question d’un fantôme) et l’espionnage (ce fantôme est traqué par un auteur détective). Il vit secrètement dans les sous-sols de l’opéra Garnier, à Paris. Il est musicien. Il finit de composer Le Don Juan Triomphant et aspire à retrouver une vie normale. Alors, Il tombe amoureux d’une chanteuse débutante, mais comme il est défiguré et laid et qu’il provoque la peur, il a recours à un subterfuge pour l’approcher. Il mêle le chantage à l’extorsion de fond et il signe à l’encre rouge F. de l’O, des lettres de menaces qu’il envoie aux deux directeurs. Gaston Leroux est parti d’un fait divers pour écrire ce livre. Le 24 décembre 1907, une étrange cérémonie se déroule dans les sous-sols de l’opéra Garnier. Alfred Clark qui est le président de la compagnie française du Gramophone procède à l’enfouissement des enregistrements d’un extrait de son catalogue composé de vingt-quatre disques. Les disques sont enfermés dans des urnes hermétiquement scellées afin d’apprendre aux hommes de l’avenir quel était alors l’état des machines parlantes, et quels progrès auront amélioré cette précieuse invention au cours du XX è siècle et quelle était la voix des principaux chanteurs et quelle interprétation ils donnaient à quelques-uns des morceaux les plus célèbres du répertoire lyrique et dramatique.
Gaston Leroux écrit dans son avant-propos : « On se rappelle que dernièrement, en creusant le sous-sol de l’Opéra, pour y enterrer les voix phonographiées des artistes, le pic des ouvriers a mis à nu un cadavre ; or j’ai eu tout de suite la preuve que ce cadavre était celui du fantôme de l’Opéra ! » (p 12). Le souhait d’Alfred Clark était que ses urnes soient ouvertes cent ans après leur enfouissement, ce qui fût fait en 2007. Depuis un double cd a été édité début 2009 chez Emi Classics, Les Urnes de l’opéra. Raison de plus pour redécouvrir ce livre et le lire avec en fond sonore les enregistrements de l’époque, en sachant qu’un des premiers talents du fantôme n’est pas le chant mais la ventriloquie, ce qui fait de la voix non pas un outil mais une arme. A une époque où la musique est partout et nulle part – ce qui nous ferait presque haïr la musique à l’instar de Pascal Quignard dans Haine de la musique ou de Thomas Bernardt dans Maîtres anciens – il faut écouter  et réécouter Erik (Le fantôme s’appelle Erik) nous chuchoter quasiment en stéréo : « Tiens, je soulève un peu mon masque ! Oh, un peu seulement… Tu vois mes lèvres ? Ce que j’ai de lèvres ? Elles ne remuent pas ! Ma bouche est fermée… Mon espèce de bouche… Et cependant tu entends ma voix ! Je parle avec mon ventre… C’est tout naturel… On appelle ça être ventriloque !... C’est bien connu : écoute ma voix… Où veux-tu qu’elle aille ? Dans ton oreille gauche ? Dans ton oreille droite ? » (p 225). Après la lecture, ne pas oublier de revoir aussi le film Phantom of Paradise de Brian de Palma, version rock U.S. du roman.

Acheter Romans mystérieux  de Gaston Leroux sur deslivres.com

jeudi 28 mai 2009

Vies minuscules, de Pierre Michon (1984)

User de mots pour dire Vies minuscules, c’est très intimidant. Ceux de Pierre Michon foisonnent dans les hauteurs, perfections et raclures, richement ordonnés en un phrasé rare aux allures désuètes, une fresque précise, lente, inébranlable.
Déshabitué depuis longtemps à la magnificence, on a, tapis, des réflexes traqueurs prêts à bondir au premier signe d’élégance en criant au scandale de la préciosité. Les faire taire, absolument. Et se laisser éblouir. Car c’est éblouissant.
Le style et le vocabulaire sont denses ; ils peuvent, à la première rencontre, s’ériger en obstacles plutôt qu’en passeurs. Une fois l’obstacle franchi, on découvre que la fresque n’est pas simple ornement.

Pierre Michon exhume les vies de quelques anonymes de La Creuse ou d’ailleurs, solitudes oubliées et intemporelles, propulsées ici par décision de l’auteur, incrédules, gênées. Qu’il ait vécu auprès d’eux ou que l’histoire familiale en ait véhiculé le souvenir, tous lui sont proches. Il se raconte avec eux et zoome, sans ménagement, sur les béances cruelles et les absences répétées, les orgueils assumés ou les abnégations, les liens tissés, fragiles, inégaux. Le constat est brut et implacable, nourri de faits et de détails qui disent la fatalité, la vulnérabilité, la résistance silencieuse aux acharnements du sort. L’écho rebondit, renvoie le lecteur à ses propres souvenirs, ça cogne et ça écharpe. Pourtant, une tendresse pudique sous-tend tous les récits, relie entre elles ces huit nouvelles. Pierre Michon ne cherche pas d’excuses mais il nomme, et c’est comme un hommage, discret, raffiné et terrassant.
Ce livre est magistral.

L’auteur est né en 1945 aux Cards, dans la Creuse. Son père quitta le domicile deux ans après sa naissance, et Pierre Michon fut élevé par sa mère institutrice. Il étudia les lettres, fit partie d’une troupe de théâtre, publia Vies Minuscules, son premier livre, à 37 ans. La plupart de ses ouvrages sont publiés aux éditions Verdier (Vie de Joseph Roulin, 1988, Maîtres et serviteurs, 1990, La Grande Beune, 1996, Le Roi du bois, 1996, Mythologies d’hiver, 1997, Trois auteurs, 1997, Abbés, 2002, Corps du roi, 2002, L’Empereur d’Occident, 2007). L’Empereur d’Occident a d’abord été publié par Fata Morgana en 1989, avec des illustrations de Pierre Alenchinsky. Rimbaud le fils est paru chez Gallimard en 1991.
On peut trouver en ligne de nombreux articles, interviews, textes de l’auteur, notamment via le site des éditions Verdier.

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  • Auteur : Pierre Michon
  • Date de parution : 02/02/1984
  • ISBN : 9782070700387
  • Editeur : Gallimard
  • Collection : BLANCHE
  • Nombre de pages : 216
  • Dimensions : 14X20 cm
  • Poids : 300 g
  • EAN : 9782070700387
  • Prix: 17,50

jeudi 14 mai 2009

Un pays à l'aube de Dennis Lehane (2009)

Dennis Lehane est un auteur américain né en 1965. Il a écrit des polars (la série des Kenzie- Gennaro) mais pas que (Shutter island). Attention : ce livre est publié chez Rivages/Thriller, mais n'a rien d'un thriller, ni d'un polar.
Il s'agit plutôt d'un roman historique.

- Mais m'sieur, c'est quoi un roman historique ?

- Bonne question mon p'tit Gaëtan. Risquons une définition : c'est un roman où l'histoire est présente à travers les faits et les personnages, donne le contexte dans lequel agissent les protagonistes, et explique parfois les raisons de leurs actes.

Le contexte ici, c'est quoi ? C'est Boston (Lehane ne parle que de Boston, ou presque) en 1918-1919 : la grippe espagnole, le retour des Boys d'Europe partis combattre là-bas, les immigrants de l'extérieur (Italiens, Irlandais....) ou de l'intérieur : les noirs qui remontent du Sud.
On croise aussi quelques personnalités marquantes: le président Wilson, le futur président Coolidge, le jeune J.E. Hoover, le joueur de base-ball Babe Ruth...
C'est dans ce contexte qu'agissent les personnages du roman : la famille Coughlin, Ed Mc Kenna (les Irlandais), le noir Luther et sa femme Lila, les anarchistes italiens, des bolcheviks lettons, des socialistes de tout poil, les premières associations de défense des noirs ( NAACP)...

Et que font-ils, ces personnages ?
Ils s'aiment, travaillent, militent, fuguent, se haïssent, et construisent l'Amérique dans un incroyable climat de violence sociale et raciale. L'histoire culmine avec la grève des policiers de Boston (imaginez ça ; une grève de policiers faméliques sous-payés, méprisés, qui doivent payer eux-mêmes leurs pansements quand ils sont blessés).
Ce gros livre défie un peu le résumé, mais quel pied !!
En plus d'être un grand roman (à mon modeste avis), il m'a donné l'impression de comprendre l'Amérique, voire les Américains... Pensez : un pays presque entièrement construit sur l'immigration, les immigrations.

Ai-je dit qu'il y avait aussi de belles histoires d'amour et de belles amitiés ? Non ?
Voilà alors, c'est fait.

Acheter Un pays à l'aube de Dennis Lehane sur deslivres.com, l'électro-librairie.

Titre : Un pays à l'aube
Type : Romans policiers / espionnage
Auteur : Lehane Dennis
Traduit de l' Anglais (Etats-Unis) par  Michel Deutsch
Editeur  : Rivages/Thriller
ISBN : 978-2743619367
Date de parution : 14/01/2009
Dispo. : disponible
Poids : 845 g
Nb de pages : 768
Prix éditeur: 23 €

jeudi 23 avril 2009

Marie Lebrun

Je perds mes livres, je les donne parce qu'on ne me les rend pas et je ne rends pas ceux qu'on me prête, prise de remords je les rachète et je les offre à un autre. Brisons là, un livre tout fourré d'acariens, je ne garde pas. Faites l'expérience de tous les donner. « Han ! Jamais, ô grand dieu jamais ! Les livres, c'est ma vie, c'est le parcours de moi, c'est moi ». Et bien justement, s'en débarrasser, c'est l'occasion de se refaire une petite beauté.
Toutefois, j'ai gardé tous mes Ines Cagnati, mon Barbey d'Aurevilly, celui d'Une vieille maîtresse, je vole les Tennessee Williams chez les gens, je me sens toute petite à côté de Sylvie Germain, j'entasse les Antoine Volodine et les guette du coin de l'oeil, je passe l'aspirateur sur les Giono mais j'ai perdu Regain et jamais lu Le Hussard sur le toit, j'admire Robert Badinter, je tremble avant de recommencer Stig Dagerman, j'anticipe la perte de mémoire en essayant de mémoriser deux vers d'affilé de Saint-John Perse. Je voudrais qu'on me lise des pages entières de Beckett, qu'on me filme L'assassin de Liam O'Flaherty. J'aime bien savoir que le truc gris, sous mon lit, c'est Benacquista qui copine avec Zoé Valdes. J'aime être surprise par une écriture, des mots rares, des feintes qui nous laissent croire qu'on parle familier, qu'on est naïf pour en fait susciter des réflexions qui titillent les angoisses mal oubliées et les réflexions inachevées. J'aime rire mais les clichés, pas du tout. J'aime beaucoup Claude Ponti. 
J'ai étudié des livres mais peu m'ont fait frémir, même si beaucoup m'ont intéressée. J'ai lu des livres d'hommes qui racontaient leur désir d'homme – mais les hommes en papier se froissent. Alors j'ai pensé qu'il existait une littérature de femmes. Mais si une femme écrivait bien, j'oubliais alors qu'elle en était une. Je lis, je lis Gala chez le médecin, je lis les notices des médicaments, leurs effets indésirables. Je compte les lettres dans les mots.
J'ai découvert la littérature pour adolescents. Petits veinards, petites veinardes, serez-vous des adultes plus éclairés après l'avoir parcourue ? 
Je m'appelle Marie Lebrun-Marchal. J'habite en Normandie, à Douvres-la-Délivrande. Je me baigne sur les plages du débarquement mais ça n'a rien a voir.

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Nouvelles :

Depuis 16 h.

Oui, depuis 16 h aujourd'hui, la librairie est ouverte, ici :  www.deslivres.com

Une bonne chose de faite.

ça chauffe !

Hé hé, je peux vous dire que les claviers d'ordinateurs chauffent sec, ainsi que les masses cérébrales de ceux qui sont derrière la machine.

Rendez-vous jeudi 25 juin dans la journée ?

Georges

le 15

Oulala, le quinze, c'est déjà demain !

Bon, autant vous dire la vérité, nous ne sommes pas prêts  :-)

La librairie n'ouvrira pas demain, et je ne redonnerai pas de date maintenant, parce que ...

Par contre, promis, nous faisons tout notre possible pour ouvrir avant la fin de ce si joli mois de mai  juin.

Georges

Les rédacteurs/libraires

Ça faisait longtemps, non ?

Bien occupés par tout ce qu'implique la création d'une librairie, même virtuelle, nous avons délaissé le blog, depuis trop longtemps.

Alors nous revoilà, pour vous présenter, petit à petit, l'équipe des rédacteurs qui feront vivre la librairie.

Celle-ci ouvrira aux alentours du 15 mai, à cette adresse : http://www.deslivres.com.

On en reparle

Un grand pas est fait, la sarl existe.
Le site définitif est en cours, et très bientôt, les premiers livres en vente ...

Georges, électro-libraire :-)

deslivres, la librairie.

L'ouverture de la librairie en ligne deslivres approche.
Vous pourrez acheter les livres dont nous parlons, et d'autres.

Nous en reparlerons d'ici un mois.


Georges

Car crash

Par Amélie

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Right here

Pour finir cette belle année 2008, un instantané voyageur écrit par Amélie :

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T-Boze

Antoine est passé par le Montana, et nous a envoyé ça.

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Baiseball démocrate

Et on continue les voyages, avec une nouvelle chronique New-Yorkaise d'Antoine.

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Voyage au coeur de la matière

Aujourd'hui, c'est Bruno Compagnet qui nous invite à partager un voyage assez particulier, que je vous laisse découvrir.

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U-Turn

Le chien s’est mis à aboyer. La queue relevée, le poil dressé, il a traversé le salon avec l’allure d’un conquistador débarquant sur une plage désertique des Amériques. Grognant et trottinant, il a étouffé plusieurs jappements. S’est arrêté, les oreilles relevées, le museau humant les interstices de l’espace.

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Patti m’avait promis l’amour

Des lumières à n’en plus finir. À la verticale comme à l’horizontale, partout des nuées d’électrons en route vers l’inconnu. Scintille magie, scintille. Réfléchis-toi sur l’eau, grimpe au ciel, avance sur la route, grignote la nuit, grignote la peur du noir. Rien n’y fait, il y a des bouts de nuit partout. Plus on s’approche et plus il fait nuit. Chaque recoin cache des ténèbres.

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deslivres.fr change ...

Doucement mais sûrement.
Nouvel aspect, nouvelles fonctionnalités, nouvel hébergement...

Et une nouvelle rubrique, "Nouvelles/Voyages", qui rassemblera les textes envoyés à deslivres.fr par des écrivains voyageurs.

Bientôt l'ouverture de www.deslivres.com, sur lequel vous pourrez acheter les livres dont nous parlons, et d'autres.


Georges

Pour le livre

Des amendements proposés par des députés de la majorité parlementaire lors de l’examen du projet de loi de modernisation de l’économie ont ouvert un large débat sur la loi du 10 août 1981 relative au prix du livre, dite « loi Lang ».
Les professionnels du livre, auteurs, traducteurs, éditeurs et libraires, rejoints par les bibliothécaires et de nombreux acteurs du livre en régions, ont expliqué d’une même voix que ces amendements remettaient en cause la loi de 1981 et menaçaient les équilibres du marché du livre, ainsi que la diversité de la création et de l’édition françaises. Leur mobilisation a été relayée par des membres du gouvernement. Madame Christine Albanel, ministre de la culture et de la communication, a souligné combien cette loi restait un outil indispensable pour protéger la littérature. Madame Christine Lagarde, ministre de l’économie, de l’industrie et de l’emploi, quant à elle, a indiqué ne vouloir changer ni la politique du livre ni le système législatif actuel.

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