| Originaire du centre de la France, c’est là, protégée par le silence de
la campagne nivernaise que j’ai commencé à cultiver le plaisir de la
lecture. A 18 ans, je suis partie à Paris où je suis devenue comédienne. Un métier qui m’a souvent fait côtoyer l’Asie, spécialement l’Inde et le Japon. En 2004, je suis partie vivre trois ans au Vietnam pour un projet d’écriture. Là bas, j’ai beaucoup lu. L’isolement, l’impossibilité d’acheter, au pied levé, des livres, m’a paradoxalement amenée à suivre plus régulièrement l’actualité littéraire – Ah, Le matricule des anges ! - et à lire de nouveaux auteurs. Là-bas, j’ai découvert Duong Thu Huong, et Haruki Murakami qui sont aujourd’hui deux de mes auteurs contemporains asiatiques préférés. Mes choix de lectures sont arbitraires : je farfouille en librairie, je regarde dans les revues, les quotidiens, je suis les sorties des auteurs que j’aime, je me renseigne auprès des amis (pas tous !), je laisse traîner mes oreilles dans les cafés.. . Je lis beaucoup de romans, quelques essais, peu de nouvelles. Je lis souvent le matin en prenant mon petit déjeuner, je lis le soir avant de m’endormir, je lis quand ma fille fait ses devoirs, je lis en vacances, je lis dans le métro, dans le train… Mes livres, je les aime tous et je les garde tous. Je les prête peu, seulement si je suis sûre de les revoir. J’aime leur présence, pas loin, dans ma bibliothèque. J’aime les avoir sur mon bureau, en piles mal alignées, en bazar, à portée de main. |
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Ses 10 auteurs :
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Isabelle Gozard
lundi 20 avril 2009
Isabelle Gozard
Par Isabelle Gozard le lundi 20 avril 2009, 10:10 - L'équipe
vendredi 12 septembre 2008
Laurent Gaudé, La porte des Enfers, 2008.
Par Isabelle Gozard le vendredi 12 septembre 2008, 13:56 - France
La porte des Enfers, nous entraîne dans un récit fantastique, où alternent gravité et humour. L’écriture concise, les phrases courtes installent un rythme rapide et très vivant. L’histoire commence tel un drame antique par une scène de vengeance : un fils venge la mort de son père. Au chapitre suivant un flash-back met en scène la mort de ce même fils, vingt ans plus tôt, sous les yeux du même père : quelle est donc cette énigme ?
L’ombre de la mort plane glaciale. La vie caracole à ses côtés, cruelle, disgracieuse mais pleine de charme.
La porte, elle, descend bien aux Enfers. La description terrifiante de ce lieu désolé et hostile constitue un des moments forts du livre. Laurent Gaudé raconte les passages invisibles entre le monde des vivants et celui des morts. Il pointe la nécessité de savoir les voir et plus encore les sentir ; il évoque cette porosité de l’homme qui, l’âge avançant, se surprend à être davantage mort que vivant. Et cette idée, qui veut que chaque être proche et disparu dépose en nous quelque chose, qui vit et nous façonne au présent. Tout au long du roman, la mort fascine, persécute, interroge. Naples est le cadre étrange où se croise une poignée d’individus atypiques, irrémédiablement seuls face au grand Mystère.
C’est un drôle de cadeau que Laurent Gaudé fait à ses morts, puisqu’il a écrit ce roman pour eux, pour les distraire, dit-il en dédicace de fin.
Ce livre laisse une impression trouble, forte qui oscille entre désarroi, enthousiasme et frayeur.
En le refermant, on a cette irrépressible envie de descendre au café du coin, de s’installer au comptoir et de commander d’une voix légèrement trop forte : « un expresso bien serré, s’il vous plaît ! ».
Éditions Actes Sud, Arles, 267 pages.


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J'ai Lu Sobibor & Je suis rentre Dans la peu du Personnage Tres Vite cette...
Bravo et encore bravo pour votre site.
Twain, suite. Petite note pour signaler une (relative) injustice qui me laisse...
J'ai bien aimé ce roman, bien que ce ne soit pas mon préféré de Gaudé? Mais...