La disparition de Georges Perec
Par Christian Marchal le mercredi 10 décembre 2008, 16:51 - France - Lien permanent
Voilà un bouquin instructif, paradoxal mais aussi marrant.Allons plus loin: on pouvait, on aurait pu l'approfondir à loisir, administrant ainsi à tout un chacun un vrai cours doctrinal ou magistral, abrutissant l'insouciant badaud du blog, nonchalant passant du tissu mondial n'y pouvant mais.....
Bornons nous donc à fournir ici la transcription d'un folio dudit bouquin, citons G.P. ou plutôt son protagon A. Wilburg Savorgnan:
".... Il y a là quasi la loi du roman d'aujourd'hui: pour avoir l'intuition d'un pouvoir imaginatif sans limitation, allant jusqu'à l'infini, s'autonourissant dans un surcroit colossal,...... Il faut, sinon il suffit qu'il n'y ait pas un mot qui soit fortuit..... mais qu'a contrario, tout mot soit produit sous la sanction d'un tamis contraignant, sous la sommation d'un canon absolu."
Voilà qui parait clair, convaincant, flagrant, positif, sûr par surcroit.
Mais quoi!!!
Vit-on jamais quidam parcourir un roman sans plaisir....
Bornant son horizon à nourrir l'affirmation, la confirmation d'un initial postulat ?
Nous crions: NON!!
Voilà pourquoi l'opus inouï ici applaudi fournit au jovial lisant un panard, un pinglot franc, massif continu, puis, pour finir, roboratif.
Ouf!
*ndlr: la disparition à pour particularité l'absence de la lettre e. Pas de e, non, pas un.
Editeur : Gallimard
Collection : L'Imaginaire


Commentaires
Bel exercice de style que votre commentaire! La légende dit que lorsque l'éditeur reçut l'ouvrage en vue d'une éventuelle publication, il ne devina pas l'astuce lipogrammatique de l'auteur - preuve d'habileté de celui-ci.