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mardi 13 janvier 2009

L'Enchanteresse de Florence de Salman Rushdie

Salman Rushdie est né à Bombay en 1947, il a été anobli par la reine d'Angleterre en 2007, comme P. Mc Cartney et M. Jagger. Sympa la reine... Bon goût...
Comme tout le monde ou à peu près, je connaissais Salman Rushdie, symbole de la liberté d'expression. Et en plus, je lui trouvais une bonne tête. Par négligence ou paresse, je ne connaissais pas l'écrivain. Or après tout, s'il est devenu un symbole, c'est d'abord parce qu'il est écrivain, avec une histoire singulière : une vie passée entre l'Angleterre et l'Inde, entre l'Orient et l'Occident.
Justement, ce livre, L'Enchanteresse de Florence, est un livre entre l'Orient et l'Occident. Entre l'Inde de l'empereur Moghol Akbar et la Florence de la renaissance.
On y croise des personnages de grand renom : Machiavel, Gengis Khan, Amerigo Vespucci, le schah d'Iran Ismaïl, Savonarole, le grand Moghol et sa cour, les Medicis, le Sultan Ottoman, un seigneur de guerre Ouzbek et tant d'autres.

Ce livre n'est tout simplement pas racontable ; il est tissé d'histoires emmêlées, d'allers-retours dans le temps (qui n'a pas toujours la même valeur). Il faut le lire absolument, c'est tout. Il faut le lire car Rushdie est un prodigieux raconteur d'histoires, capable dans la même phrase de grivoiserie éhontée et de merveilleux enchanteur.
Allez, oncle Salman, raconte-nous encore une histoire !
Jamais rien lu de semblable.


Quoi d'autre ?
L'empereur est un régal (je me suis renseigné en douce : ce prince musulman sceptique tenté par le syncrétisme devait plaire à Rushdie et certainement déplaire à ses ennemis. Au fait, est-il toujours menacé de mort, Salman ?), tout comme Argalia le Turco-Florentin ou la princesse Qara Köz et l'incroyable Mogor Dell' Amore...
Non seulement c'est à lire d'urgence, mais ça donne envie de lire les autres bouquins du bonhomme... et même d'en savoir un peu plus sur l'histoire de l'Inde et celle de Florence.



Titre : L'Enchanteresse de Florence
Type : Roman contemporain
traduit de l'anglais par Gérald Meudal
Auteur : Rusdhie Salman
Editeur  : PLON
ISBN : 978-2259193450
Date de parution : 02/10/2008
Dispo. : disponible
Poids : 530 g
Nb de pages : 288

lundi 21 avril 2008

Taj de Timeri N Murari (1985)

Conseil de lecture: Taj de Timeri N Murari (1985) Timeri N Murari a grandi à Madras, puis est parti étudier en Angleterre. Il a été journaliste à Londres, à Montréal puis à New-York, avant de rentrer définitivement en Inde en 1988.
Il a publié de nombreux ouvrages, quelques pièces de théâtre et écrit et réalisé deux films.

Taj nous relate deux histoires parallèles. Celle de l’amour entre Arjumand et Shah Jahan, fils de l’empereur moghol Jahandir. Et celle de la construction du Taj Mahal, tombeau d’Arjumand, construit par Shah Jahan, devenu empereur à la mort de son père.
Construction démesurée qui employa vingt mille personnes pendant vingt deux ans. Sans parler du nombre d'éléphants ni de la quantité de marbre et de pierres précieuses.
Ce livre, c’est un peu bienvenue à Bollywood. Il croule sous les descriptions des richesses inouïes des empereurs moghols, de leur puissance et de leur attachement à ses symboles. Et c’est le récit d’un amour impossible, qui réussit malgré tout à exister.
C'est la fresque d'une grande précision de la vie à la cour des empereurs, de la construction de merveilles architecturales, des fêtes, des harems mais aussi des guerres et des intrigues de palais. Derrière tout cela, on devine les failles, religieuses entre autres, qui mèneront plusieurs siècles plus tard à la séparation de l’Inde et du Pakistan.
Un roman historique très agréable à lire, et qui passionnera les curieux de cette époque et de ce pays.

mardi 5 février 2008

Gora de Rabindranath Tagore

Critique de Gora, de Rabindranath TagoreCelui-là, c’est un sacré morceau.

On plonge dans l’inde et l’hindouisme, avec deux amis, Gora et Binoy, qui vous promenent dans la complexité de cette civilisation.
Et puis, il ya les femmes, dont ils découvrent l’existence, et les richesses.

Si vous ne lisez pas beaucoup, que vous n'êtes pas prêt à a vous agripper a un roman, à vous battre avec lui, celui-la va être un dur. Mais ce serait dommage de le rater.
Tagore va à l’essentiel, d’une façon indirecte, tourmentée et magnifique.
“Gora songea que la femme est le vrai nom de la patrie; elle se tient, assise sur le lotus aux cents pétales, au centre le plus intime du coeur de l’Inde ; nous ne sommes que ses serviteurs. Les malheurs du pays sont des insultes qui la frappent et l’indifférence que nous montrons à ces insultes devrait nous rendre honteux d’être des hommes”
Rabindranath Tagore
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